Graciosa 
 

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Gracioza…Un accueil musclé !

Arrivée : Lundi 6 février
Départ : mercredi 15 février

Le lendemain matin de notre arrivée un coup de vent de sud prévu par notre ami et routeur Daniel Tranchand (merci Tahoma grâce à qui nous avons fait sa connaissance) nous cueillait avec brutalité et souffle : 53 nœuds à l’anémomètre (force 10) !
Le capitaine, philosophie ceinture et bretelles comme dab, avait bien sur triplé les amarres et renforcées celles du voisin de peur que le sloop canarien en alu ne grimpe sa belle goélette en bois.
Il ne savait pas qu’il allait offrir ses belles aussières aux tarés du coin !

Graciosa est une île petite, aride, nue et presque pleine de charme, tenue depuis quelques siècles par cinq familles de pêcheurs et habitée par une centaine de personnes jalouses de leur insularité.
Cela améliore la consanguinité…au point que certains plus simples que d’autres s’amusent à couper nos amarres en pleine nuit (2 aussières et les 2 écoutes qui les doublaient coupées par un inconnu que nous soupçonnons être un des vigiles du port en mal d’autorité) et polluer les sanitaires du petit port en loupant la cuvette des tinettes…

Les habitants de cette petite île sont au demeurant sympathiques et souriants quand ils ne s’occupent pas de Pytheas.
Très peu touristique et désertique cet endroit est parfait pour se reposer, se balader et se baigner…
Malheureusement les petites maisons de pêcheurs sont très difficile à obtenir (300 000 € pour une maison d’environ 50 m2 si ils acceptent de la vendre à un étranger !)

Une petite dizaine de voiliers de passages sur les pontons (6 français, deux anglais, un portugais) tous sympathiques, prêts à s’entraider et faire des fêtes conviviales avec quelques récidivistes revenants à Graciosa régulièrement depuis dix ans !

Une visite sur l’île voisine de Lanzarotte s’est avérée très décevante. Arrecife, la capitale est sans charme hormis un bon restaurant à tapas découvert grace à un local parlant français couramment. En vérité, il faudrait y passer quelques jours, louer une voiture et visiter l’intérieur de l’île, ses cratères de volcans ou se trouvent la majorité des cultures ainsi que les dunes de sables importées sans papier d’Afrique saharienne que l’on peut traverser à dos de chameaux !

Apres une grosse semaine d’oisiveté nous partons sur Las Palmas (Grande Canarie) afin de faire nos provisions et de se préparer pour la traversée vers le Cap Vert. Nous sommes censé rester que deux jours…mais le carnaval vient de débuter!! De toute façon, nous n'avons pas le choix car nous avons rendez-vous le 11 mars avec Sophie au Cap Vert.

 
 
 

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