Las Palmas 
 

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Gran Canaria

Adieu Graciosa et ses allures de paradis perdu !

Valse hésitation du capitaine pour le départ reporté de 24H pour cause d’ « heavy wave warning et d’inquiétude de nos camarades de ponton. Mais, convaincu par l’équipage « qu’à trop écouter la météo on reste au bistro » (vieux diton breton dixit Olivier !) le capitaine a daigner grimper sur le volcan le plus proche afin d’avoir une vue plongeante sur l’horizon marin.
Conclusion : pas un mouton et moins de vent qu’au port !
Nous partons donc avec un capitaine rassuré et un équipage heureux de changer d’air.

Mais…, si le vent ainsi que les moutons n’étaient pas au rendez-vous, la houle, elle était là et bien là, traversière avec un vent de ¾ arrière pas vraiment musclé, mais suffisant pour propulser Pythéas à 5/6 nœuds sous génois seul.
Le petit roulis et la belle houle de l’atlantique ont eu bien vite raison d’estomacs peu amarinés. Les 24H suivant ont donc été consacré au…partage, comme d’ab :
les abricots secs et les petits beurres se sont vengés de la gourmandise dont ils avait fait l’objet suscitant une grande inquiétude du capitaine pour son beau pont en teck !

Tout a une fin : Gran Canaria et Las Palmas ont montré le bout du nez et 24H après le départ Pythéas entrait à Puerto de la Luz.
Mais rien n’est parfait en ce bas monde : la belle place squattée par le capitaine ne nous fut pas laissée : en entendant le mot « goletta » (goélette en fr.) les autorités du port nous fîmes changer de place sur l’heure en nous assignant au ponton des grands yachts !
Imaginez le petit Pythéas entre un ketch de 25m et un yacht de plus de 30 !
Nous avions l’air d’être une annexe ! Le capitaine flatté au début était dégoûté, plus personne n’admirait ses vernis (qui sont aussi ceux de l’équipage qu’il avait fait travailler dur !).

Grace au ciel, c’était aussi la semaine du Carnaval et l’équipage, hormis le capitaine qui garde le navire la nuit, espérait bien en profiter.
Et bien non, ce fut un carnaval décevant : pas une belle étrangère pourtant réputée pour leur goût de la fête et pas une canarienne n’a regardé le pauvre équipage !
La visite de Las Palmas et de ses bars à tapas a quelque peu compensée cette dure réalité…

En fait la ville et double :
L’ancienne partie est pleine de charme avec de belles maisons typiques et ses musés dont la maison de Christophe Colomb et surtout ses restos locaux et petits bars à tapas avec leurs « jarras de Tropical » (bierre locale servie en pinte, pour des hommes !), leurs « patatas bravas y pimientes fritos » (tapas typiques).
La nouvelle a été bâtie récemment pour les étrangers avec buildings et tout commerces comme n’importe quelle grande ville européenne.
Le capitaine quant à lui a peu quitté son navire et fait quelques cadeaux à sa goélette préférée : rideaux pour le carré, housses de capots (il paraît que c’est une nécessité sous les tropiques…), cagnards avec son nom (voir photos), et une antenne pour la belle lulu pour qu’elle marche enfin (le capitaine en faisait presque une jaunisse de ne pas pouvoir jouer avec elle !)

 
 
 

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