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Départ de Las Palmas en fanfare salué par les amis de Graciosa
qui nous avaient retrouvés : Tof & Adeline avec son bugle,
Jef et José qui nous aidait à nous déhaler du quai
sans oublier nos copains écossais & irlandais, skippers des
grands yachts (de 26 à 44m…), nos voisins, qui considéraient
le petit Pythéas comme un interlocuteur valable (is small beautifull
?)
Début de traversée fulgurante avec
un bon vent (force 5 & parfois 6) et deux génois jumeaux tangonnés
qui tiraient comme des purs sangs et faisaient exploser nos moyennes journalières,
laissant espérer une étape de 5 jours contre 7 prévus.
Miracle de la « Cinnarizine du Stugéron » acheté
en Espagne l’équipage était devenu très très
égoïste : plus de partage avec les petits poissons…Tout
allait bien à bord !
Mais, Neptune ne l’entendait pas ainsi :
il a commencé par casser le support de l’antenne radar et
… plouf le radôme a l’eau et un capitaine qui n’aime
pas ça du tout (… rontudjûûûû !)
rit jaune en se disant que le radôme aurait pu tomber sur la tête
de l’équipage ( mais si, mais si pour une fois il n’avait
pas tord dixit Olivier, c’est pas passe loin !)
Notre dieu barbu au trident (ce n’est pas
le petit Thieux…) n’en avait pas fini :
36 heures avant la délivrance et une bière bien fraîche
le vent s’écroulait (péripétie toujours prévue
par notre ami Daniel) et notre bon tournebroche au diesel glougloutait
en avalant des bulles d’air tout en nettoyant la pollution océane
d’une hélice avide de bouts filets dérivant (merci
Eric d’avoir nettoyé la belle perruque à l’arrivée
c’était impressionnant).
Jamais deux sans trois !
Un des brûleurs de notre pétroleuse (la cuisinière
bien sur…) refusait tout service.
« La conclusion de tout ça, lariret-te,
lariret-te
La conclusion de tout ça, lariret-te, larir-ra
C’est qu’le pitaine est pas content
!
C’est qu’le pitaine est pas content
! »
Partira dimanche pour le Brésil ou partira
pas that is the question !
Dans l’attente, une petite visite de l’île
et surtout l’arrivée du 4ième équipier : Sophie
!
Elle avait engagée pour rejoindre le bord deux boys pagayeurs qui
s’avéraient être au sortir de la brume de sable des
albinos blonds et barbus comme on peut le voir sur la photo ! Ce n’était
plus Mindelo mais Copenhagen !
Une dernière surprise nous attendait :
notre ancien équipier Pierre sur l’Hernime, la goélette
bretonne qui l’avait kidnappé à Cascais. Ces retrouvailles
nous permettaient de passer une soirée mixte capverdienne/bretonne,
avec l’équipage de la goélette sœur et de Michel
& Marie tourdumondiste sur un beau Garcia 46, au son du biniou et
de la cornemuse.
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