| Cascasis-Gracioza |
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Cascais (Portugal) – Graciosa (Canaries) Départ : mercredi 1 février
17h00 C’est donc à 3, puisque Pierre a été shangaïé par une goélette pirate bretonne dont l’armateur n’ a pas jugé bon de nous prévenir, que nous partons pour une direction inconnue. Nous ne connaissons pas encore notre destination : sud du Portugal, Madère ou Canaries ? Tout dépendra de la météo. Après nos différents
pèlerinages (Santiago, Fatima…) tout l’équipage
a pu mettre en pratique une valeur que nos nombreuses prières ont
fait naître en nous : le Partage…Nous avons donc partagé
nombres de nos repas avec les poissons ! Hormis ces 30 heures de mauvais temps (ce n’était pas du vrai gros temps…), tout s’est plutôt bien passé et nous avons appris qu’il ne faut jamais se réjouir trop tôt sur Pythéas III. En effet, le capitaine n’avait pas fini de dire : « Enfin plus de cirés, ça fait du bien ! » Le mauvais temps est arrivé ! Ou bien en face du cap Saint Vincent le capitaine à eu cette malheureuse phrase : « Enfin, nous quittons l’Europe ! »…Et là Pythéas s’est mis à tourner dans tout les sens comme un ivrogne qui titube : Pythéas le bateau ivre ? Impossible, il n’y a pas de poète à bord et non seulement l’absinthe mais tout alcool est interdit pendant les traversées. Il nous faut donc trouver une autre explication : La barre à roue ne répond plus ! Le capitaine toujours très pessimiste pense que le système hydraulique de barre a lâché et…qu’il faut donc faire une escale au premier port, en Europe ! Heureusement ce ne sont que des écrous mal serrés qui avaient désolidarisé le vérin du secteur de barre qui furent re-boulonnés avec dextérité par un capitaine fou de rage (comme le capitaine Haddock) contre le… (censuré) de bachibouzouck qui a fait ce travail de…(re censuré). Il faut avouer qu’après l’écrou dans le cylindre et la Belle Lulu (BLU) qui marche quand elle veut il y a peut être de quoi ! Les derniers jours de navigations
furent assez calmes, nous en avons profité pour prendre des vrais
repas, se laver, buller et lire au soleil (surtout le narrateur qui n’est
pas très pro-actif dixit le capitaine). Il était plus que temps
d’arriver dans ce paradis oublié du tourisme de masse et
du luxe de la civilisation :
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